Parcours d’intrapreneur : Chanel Alepin vous présente son « Bras Droit »

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Chanel Alepin, avocate au sein du Cabinet d’avocats Alepin Gauthier a participé à notre première cohorte intrapreneuriale avec son père François Alepin, avocat et fondateur du cabinet. La jeune femme a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses et de nous en dire plus sur son expérience au sein du Parcours.

 

Comment avez-vous eu connaissance du Parcours Intrapreneurial ?

En tant que co-fondatrice du groupe La relève, en famille, en affaires, nous sommes partenaires avec la Fondation des familles en affaires. C’est donc tout naturellement que j’en ai eu connaissance.

 

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Parcours ?

L’offre de service proposée était excellente et le sérieux des gens impliqués donnait le goût d’y participer. Bien sûr, il faut avoir un projet ou une idée de projet pour y prendre part et comme c’était mon cas, je me suis lancée. Le point qui m’a vraiment convaincu est le sérieux de l’encadrement et sa capacité à comprendre le milieu des entreprises familiales ainsi que notre contexte particulier.

 

Votre père était votre parrain pendant ces 12 semaines. Était-ce un choix ? Une évidence ?

Au sein de l’entreprise familiale, même si mon père, mon frère Maxime et ma mère Brigitte y travaillent, je collabore plus étroitement avec mon père. De plus, le projet d’intraprise se rapprochait davantage de son domaine, de son expertise.

 

Comment s’est déroulé votre Parcours et qu’en retenez-vous ?

C’était vraiment appréciable de côtoyer des collègues qui vivent la même réalité, dans des domaines différents. Et à la différence de nombreux programmes, l’accompagnement se fait autant du côté de l’intrapreneur que du côté du parrain. C’est vraiment la force du Parcours que d’avoir cette double vision.

Se faire challenger sur la viabilité de notre projet, sur ses synergies, etc. a été aussi très constructif et nous permet d’être préparé adéquatement.

 

Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

Certains diront que le Parcours nous amène à de nombreuses remises en question mais de mon point de vue, c’est un réel cadeau. Ça nous permet d’ajuster notre idée et d’anticiper les réserves futures de nos prospects, clients.

 

Quels sont les points positifs du Parcours ?

La force du réseau est vraiment appréciable mais pour moi, le sérieux des gens impliqués avec l’Initiative Intrapreneuriale fait toute la différence. Qu’il s’agisse de l’équipe, des experts, des coachs ou des grands témoins, tout le monde s’implique réellement.

Parfois, il peut-être tentant de se dire « je n’ai pas le temps pour développer un tel projet » mais avec le Parcours et l’encadrement dont on bénéficie, on accorde ce temps nécessaire à notre projet et ce, dans les meilleures conditions possibles.

 

Quelle partie du Parcours avez-vous préférée et a été la plus utile selon vous ?

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié l’exercice du pitch. Cela nous apprend à réellement convaincre notre auditoire.

 

Si vous deviez recommander le Parcours a un(e) ami(e) ou connaissance, que lui direz-vous ?

Je dirais que si vous avez une idée qui germe en vous, si vous voulez la faire vivre et la concrétiser, il n’y a pas de meilleur endroit, notamment pour les entreprises familiales.

 

Parlons de votre projet, de quoi s’agit-il exactement ?

Le service Bras Droit a été lancé début janvier. C’est une réelle innovation car nous offrons de l’accompagnement illimité à un taux annuel fixe ajusté en fonction du chiffre d’affaires des PME. Cela permet de garantir un accès rapide à des conseils juridiques.

 

Que pensez-vous de l’intrapreneuriat et quels en sont les avantages selon vous ?

Grâce à l’intrapreneuriat et particulièrement dans mon cas, on peut avoir accès à tout l’historique de l’entreprise d’accueil et à énormément de données. C’est d’une valeur inestimable et cela représente un gain de temps considérable pour l’avancée de notre projet. Par exemple, pour Bras Droit, nous avons lancé un projet pilote avec 10 clients du cabinet juridique familial. Nous n’aurions pas été en mesure d’avoir accès à ces 10 clients sans l’intrapreneuriat. La mise à disposition de ressources matérielles facilite vraiment notre démarche mais d’un autre côté, je pense qu’il faut s’impliquer personnellement et c’est pourquoi j’ai parallèlement fait le choix de contribuer financièrement au projet.

 

Vous êtes très impliquée pour la cause de la relève, quel est le lien entre l’intrapreneuriat et la relève selon vous ?

 Tous les membres de la relève ne sont pas faits pour faire de l’intrapreneuriat mais nous avons tous le devoir de nous y intéresser et de nous informer. En ce sens, les séances d’information, les brochures de l’Initiative Intrapreneuriale, les séances d’idéation, etc. sont parfaites pour en savoir plus et découvrir si nous avons le profil.

 

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous impliquer au sein de l’entreprise familiale ?

Je voulais réellement travailler dans le cabinet de mes parents mais dans mon domaine, il ne suffit pas de le vouloir. L’ordre professionnel exige de passer le barreau, ce que j’ai fait. Cela peut ajouter un stress supplémentaire mais en même temps, ça nous donne une légitimité auprès de toute l’équipe du cabinet une fois qu’on y travaille.

 

Quelle est votre vision du monde juridique pour la prochaine génération ? Doit-on s’attendre à une transformation de certains métiers ?

C’est certain qu’il y a une transformation. Notre projet est réellement innovant avec son caractère illimité et honnêtement, si j’avais parlé à mon père de ce projet en 1978, c’est certain qu’il m’aurait dit « on ne fait pas ça, sinon on va fermer ». Mais aujourd’hui, il pense différemment. Donc pour moi, ça dépasse le stade de la différence générationnelle. Cela dépend davantage de la capacité et de la propension à savoir s’adapter à son environnement, à son milieu professionnel. Le service Bras Droit n’est pas seulement mon projet, c’est un projet familial.

 

Vous êtes également très impliquée pour la cause entrepreneuriale, pensez-vous que l’intrapreneuriat soit bénéfique pour le dynamisme et le rayonnement de nos entreprises ? Pensez-vous qu’il puisse faire naître des vocations ?

Il est certain que l’intrapreneuriat créé des emplois et amène des réponses concrètes à des problèmes conjoncturels mais tout le monde ne peut pas être entrepreneur ou intrapreneur, il faut avoir le profil. Selon moi, l’intrapreneuriat permet de prendre confiance en ses capacités et compétences entrepreneuriales mais il ne créé pas les entrepreneurs, il les révèlent.

 

Merci Chanel d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Et si vous souhaitez vous aussi intégrer le Parcours Intrapreneurial, notre prochaine cohorte aura lieu du 14 mars au 13 juin 2018. Informations et inscriptions.

 

Pour en apprendre plus sur le Service Bras Droit

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